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Mariachiara est parrainée par Didier THIBAUD, Directeur général de Maison Johanès Boubée

Quel est votre parcours étudiant ?

Sommelier de l’A.I.S (Association Italienne Sommeliers) et Etudiante au Master of Business and Science in Vineyard & Winery Management à Bordeaux Sciences Agro, je viens tout juste d’obtenir ma maitrise à la faculté de Relations Internationales en Italie, à Naples, où j’ai vécu dans la banlieue.

S’affirmer dans le monde du travail ?
Dans le passé cela n’a pas été facile de lutter contre les idées préconçues en raison de mes origines, de ne pas baisser les bras devant les protestations superficielles émises uniquement pour préserver les apparences.
Dans ma cité, je n’oublierai jamais les images de détermination des personnes qui, malgré la perte de leur entreprise, de leur maison ou de leurs biens, refusaient de renoncer.
On ne peut pas baisser les bras face aux difficultés rencontrées tout au long du chemin !
J’ai appris à faire preuve, dans les domaines du vin, de l’économie et de la société, d’esprit visionnaire et de décision pour répondre aux défis économiques et sociaux que nous pose l’avènement d’une nouvelle ère caractérisée par la participation des jeunes comme nouveau investissement !

Ce sujet me tient beaucoup à cœur en raison de mes intérêts professionnels et aussi de mes activités d’ambassadrice de cette belle ville.

J’ai pour projet de continuer mes études à Bordeaux où j’ai pu obtenir de me spécialiser dans le domaine du management des activités viticoles dans un contexte international.
J’ai voulu transformer ma passion pour le vin en business, en suivant des formations dans l’organisation d’évènements et la sommellerie avec l’Association Italienne des Sommelliers (A.I.S.).
J’ai collaboré avec beaucoup de maisons du vin dans la grande distribution et je côtoie depuis plus de 5 ans les entreprises de la filière vins et spiritueux de l’Italie.
Les caves particulières, les caves coopérative et les négociants ?
Je peux témoigner d’un point commun : tous les acteurs sont dans un rythme d’activité plus que soutenu car la qualité des vins est maintenant au meilleur niveau, par contre la qualité de l’action commerciale peut encore beaucoup progresser.

A cause de ma véritable passion du vin, j’ai fait un Master comme “organisatrice d’évènements” dans le domaine viticole.
J’ai rajouté des connaissances techniques: viticulture, dégustation, anglais du vin et sommellerie.
J’ai étudié l’anglais à la fac, parce que c’est une obligation pour les futurs cadres et particulièrement ceux qui se destinent à l’export.

Quels sont vos projets professionnels ?

Je voudrais devenir une spécialiste de haut niveau dans la filière viticole.
J’ai choisi cette formation qui correspond aux attentes des professionnels de la filière qui doivent faire face à une exigence accrue dans la commercialisation des vins ainsi que dans le développement de nouveaux modes de production et de consommation.

Mon objectif est de mieux connaître le développement durable et le management responsable y compris l’œnotourisme.

Sous l’impulsion des pays du Nouveau Monde, ces domaines sont en pleine évolution et je voudrais participer aux réponses que les pays producteurs peuvent apporter.
Le développement durable est en plein essor dans la filière ainsi que dans les entreprises connexes comme la logsitique, le machinisme, le packaging…

Et la France recherche des profils pointus capables de répondre à ces nouveaux défis en Chine, en Asie du Sud-Est, au Japon, au Brésil et aux États-Unis.
Cette filière a de nombreux avantages : convivialité, art de vivre et potentiel de croissance sont ses atouts majeurs.
Mais aussi, je regarde à l’étranger, en Asie et en Amérique du Sud en particulier, où avec un plan stratégique on peut présenter un projet de conquête et de développement au service du client.

Avez-vous un message à faire passer aux étudiants étrangers de Bordeaux ?

J’invite toutes les étudiants à ne pas abandonner leurs rêves !

Bordeaux offre d’énormes possibilités, non seulement pour les échanges transfrontaliers en Europe, mais aussi pour l’amélioration de la concurrence internationale.
Le programme “Bordeaux Alumni” présente des possibilités sans précédent pour la création et pour le développement d’une société pluraliste, dont les étudiants étrangers apportent leur sagesse, leurs connaissances, leurs espoirs et leur rêves !

Au contraire d’une société qui souvent les marginalise et agit avec discrimination à leur encontre, les institutions et les entreprises bordelaises rappellent donc l’importance de la lutte contre les injustices et les discriminations, qui permettra d’ouvrir de nouveaux horizons en faveur d’une vie meilleure dans des conditions d’égalité.

Quelle est ma suggestion à faire en sorte que tous les jeunes qui quittent l’université soient préparés à la vie et au monde du travail ?
C’est de pas brandir de drapeau blanc et de pas fuir le champ de bataille avant même de savoir si l’ennemi est armé !